36 Rue Boissonade - 75014 Paris - Tél. : (01) 45.38.94.11  

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Historique :

C’est en en 1843 que Gustave Germain vit le jour à Fismes dans la Marne au sein d’une famille de menuisier ébéniste d’art reconnu dans la région.
Il est dès son plus jeune âge en immersion dans le monde des arts qu’il côtoie tous les jours dans l’atelier de son père. Ce n’est une surprise pour personne quand vers l’âge de 15 ans le jeune Gustave décide de dédier sa vie à la taille de pierre, à la sculpture mais surtout à l’art et la beauté.


Gustave GermainCommence alors pour lui en 1858 un apprentissage de compagnon qui le mènera en 1863 à L'Ecole Impériale des Beaux-Arts de Paris où il étudiera sous la direction de Charles-Alphonse Guméry et Jean-didier Debut. Ses professeurs remarques très rapidement son talent, et c’est très tôt qu’il accédera à la profession avec l’appuie de ses pairs, reconnaissant son indéniable talent.


Il réalise divers travaux pour la ville de Paris, dont il nous reste malheureusement peu de traces, puis fonde avec Antoine Watrinelle, en 1869, la société en nom collectif Germain et Watrinelle, qui s’installera en 1875 en lieu et place de l’actuel 36 rue Boissonade. Ils reçurent différents chantiers de prestige, on compte parmi eux la modernisation de la salle des fêtes du Palais de l'Elysée, la rénovation de la Bibliothèque Nationale rue richelieu, la participation à l'Exposition Universelle de 1878 avec le pavillon du Portugal, ou encore la restauration du Palais de Chantilly.


La qualité de leur travail est reconnue dans le monde artistique, mais cette alliance prendra fin en 1881 avec la dissolution de la société. Gustave n’en est pas abattu pour autant, sur de son talent de la qualité de son travail il se lance en solo, ce qui lui réussira fort bien. De 1881 à sa mort de nombreux chantiers et prix lui furent décernés ; il en profita aussi pour construire, en 1890, l’immeuble qui s’érige au 36 rue Boissonade ainsi que son atelier, l’actuel Atelier Gustave. Sa participation, cette fois-ci en tant qu’artiste, à l’Exposition Universelle de 1889 lui valut une médaille de bronze pour son chef d’œuvre de marbre blanc « L’amour s’endort ».


Gustave GermainDe nombreux chantiers dont le prestige est à la hauteur de son talent seront confiés à Gustave Germain, nous pouvons compter parmi eux la participation à la décoration du pont Alexandre III, la reconstruction de l'Hôtel de Ville de Paris consumé en mai 1871 lors de la Commune, la construction du Petit Palais et Grand Palais ainsi que la décoration intérieure du pavillon de la Perse à l’occasion de l'Exposition Universelle de 1900. Il mourut en 1909 laissant derrière lui une œuvre participant à la beauté de celle que l’on dit être la plus belle ville du monde, Paris.


De 1909 à 1952 l'atelier est repris par son fils Albert Raymond Germain, sculpteur également, qui à la suite d'un accident de guerre doit arrêter son activité. L'atelier de Gustave Germain devient alors un lieu anonyme loué à des artistes plus ou moins talentueux. C'est après le décès de sa dernière locataire qu'Alexandra Germain décide de faire de cet atelier un lieu de libre expression artistique. C'est ainsi que le 16 novembre 1996 l'Atelier Gustave voit le jour en l’honneur de son bâtisseur Gustave Germain, mais surtout pour l’art et ses enfants, les artistes.